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Uber aggrave les embouteillages et la pollution dans les grandes villes

29/11/2019

Une étude réalisée par l'ONG européenne Transport & Environment pour Sierra Club, la principale association écologiste américaine, révèle l’empreinte écologique du service de VTC.

En dix ans, Uber, le géant américain des services de VTC, a causé des bouchons et de la pollution supplémentaires dans des capitales déjà très congestionnées comme Paris, Londres ou Bruxelles. L'entreprise et les services similaires intensifient le trafic et accroissent le nombre de kilomètres parcourus dans les zones urbaines.

A l'échelle de l'Hexagone, le nombre de chauffeurs Uber a doublé en trois ans pour passer de 15 000 à 30 000.

Le nombre de kilomètres parcourus par un chauffeur de VTC ou de taxi conventionnel est en moyenne cinq fois supérieur à celui d'un particulier. Selon les données du secteur, un chauffeur Uber parcourt environ 58 000 kilomètres par an à Paris et 48 000 kilomètres à Londres.

A Paris et à Londres, "les kilomètres effectués par ces voitures supplémentaires produisent environ 515 kilotonnes d'émissions de CO2 par an", soit l'équivalent de "250 000 voitures supplémentaires appartenant à des particuliers". A ces émissions de gaz à effet de serre s'ajoute une pollution aux particules fines, alors qu'en France 90% des VTC enregistrés sont des véhicules diesel.

Forts de cette étude, Sierra Club et une large coalition d’ONG lancent une campagne en Europe et aux Etats-Unis visant à convaincre Uber de proposer uniquement des véhicules propres d’ici à 2025 dans les principales villes où le groupe est implanté.

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